Atelier Saint Serge de Radonège

Atelier d’icônes

Glossaire


achéiropoïète
littéralement : "non fait de main d’homme" ; adjectif appliqué à quelques icônes miraculeuses.


agate
pierre naturelle (calcédoine) taillée et polie, utilisée pour faire briller l’or.


anargyre
qui soigne gratuitement les malades (cf saints médecins).


Anastasis
résurrection.


Apocalypse
dernier livre du Nouveau Testament attribué à St Jean, prophétisant la fin du monde (du grec apokalupsis : révélation, dévoilement).


Archistratège
"Chef des armées", qualifie généralement l’archange Michel


assistes
fines hachures, peintes à la poudre d’or ou posées à la feuille, sur les vêtements ou certains meubles, et qui expriment la lumière.


blanc (de Meudon)
poudre de calcaire qui rentre dans la composition du levkas.


bol (d’Arménie)
mélange liquide de terre rouge et de suif qui, séché et poli, sert de support aux feuilles d’or.


brunir
faire briller l’or par polissage, à l’aide d’une agate.


byzantin (art)
art chrétien d’Orient.


catholicon
église principale d’un monastère orthodoxe.


chiton (se prononce kitone)
tunique courte et sans manche pour les hommes, longue et avec manches pour les femmes, portée sous l’himation.


chlamyde
manteau court agrafé sur l’épaule, fait d’une pièce d’étoffe rectangulaire, laissant le bras libre de mouvement, tel qu’en portaient les cavaliers grecs ou romains.


copte
chrétien d’Egypte.


chrisme
monogramme composé avec les lettres grecques X et P entrelacées qui désignent les premières lettres du mot Christ.


clavus
bande verticale décorant la tunique romaine.On peut l’observer sur la tunique du Christ, des anges et des apôtres.


déisis
"intercession", le mot désigne une composition iconographique en plusieurs panneaux au centre de laquelle se trouve toujours le Christ en majesté, encadré de la Vierge et de St Jean tournés vers lui.


détrempe
voir tempera.


dodekaorton
désigne l’ensemble des douze fêtes principales de l’année liturgique orthodoxe.


Dormition
équivalent orthodoxe de l’Assomption.Le terme insiste sur la douceur sereine de cette mort, comme un endormissement.On y voit l’âme de la Vierge reçue par le Christ sous la forme d’un enfant emmailloté.


encaustique
procédé de peinture ; précédant l’usage de la tempera, qui consiste à employer des pigments naturels broyés dans de la cire fondue qu’on maintient chaude pour travailler.


épimanichion
manchettes, généralement richement brodées,qu’on trouve sur le costume liturgique des évêques.


graphie
gravure à la pointe sèche des contours d’une représentation, dans le levkas.


hiérarque
haut dignitaire de l’Eglise Orientale.


Hémitasie
en grec : préparation.Désigne l’attente symbolique du retour du Christ pour le jugement dernier.


himation
grand manteau drapé très librement, voir p ex celui de la Vierge.


Hodiguitria
en grec : celle qui montre le chemin.Type de représentation iconographique de la Mère de Dieu qui porte son enfant assis sur son bras, tenant un livre-rouleau dans une main,et bénissant de l’autre.La Vierge le désigne de la main,indiquant qu’il est la voie à suivre.cf la parole du Christ dans le texte de Jean 14,6 : "Je suis le Chemin,la Vérité et la Vie"


iconographe
peintre d’icônes.


iconoclasme
grave crise politique et religieuse qui secoua l’empire byzantin du 8éme au 9éme siècles.Elle opposait les iconoclastes (partisans de la suppression des icônes car ils estimaient que le culte de l’icône pouvait mener à l’idolâtrie), aux iconodules (qui voyaient dans le culte de l’icône une adoration non pas de l’icône elle-même mais de celui qu’elle représentait, de même dirait on aujourd’hui, que la photographie qu’on aime regarder n’a pas de valeur en tant que morceau de carton mais en tant qu’évocation d’une réalité au-delà.).Les iconodules l’emportèrent mais une grande quantité d’icônes furent détruites dans cette crise.


iconostase
cloison couverte d’icônes qui sépare l’autel de la nef, dans une église orthodoxe.


levkas
stuc, enduit blanc composé de colle et de poudre de pierre qu’on applique à chaud sur le bois de l’icône et qui servira de support à la peinture.


logos
discours, verbe. Le Christ est "verbe divin fait chair" écrit St Jean.


mandorle
figure ovale en forme d’amande qui entoure la personne du Christ pour symboliser le rayonnement de la gloire divine.


Myrrophore
littéralement : la porteuse d’huile sainte. Appliqué aux saintes femmes qui s’étaient rendues au tombeau du Christ.


narthex
appelé parfois antéglise ou avant-nef, c’est un portique interne ménagé à l’entrée de certaines églises paléochrétiennes ou médiévales.


nimbe
auréole, cercle lumineux placé autour de la tête du Christ et des saints. Généralement, il est souligné de rouge.


olifa
huile de lin cuite et purifiée utilisée pour vernir l’icône.


orthodoxe
relatif aux églises chrétiennes des différents rites d’orient, spécialement l’église grecque et l’église russe.


ouverture
opération qui consiste à recouvrir le dessin gravé de l’icône de couches picturales en tons uniformes.


portes royales
portes centrales de l’iconostase que seul franchit le célébrant.


prophète
c’est, dans la bible, l’interprète de Dieu, celui qui proclame Sa volonté.


sankir
mélange d’ombre naturelle, ocre jaune et pointe de noir, qui sert à peindre la 1ère couche de fond des chairs sur une icône (visages, mains, pieds, voire corps nus). Ce mélange varie selon les écoles.


tempera
la peinture "a tempera" désigne un procédé dans lequel le peintre dilue les pigments dans de l’eau additionnée d’un liant comme le jaune d’œuf ou la gomme arabique.


Thrène
En Grèce antique, un thrène (du grec ancien θρῆνος / thrếnos, de θρέομαι / thréomai, « pousser de grands cris ») est une lamentation funèbre chantée lors de funérailles, avant de devenir un style à part entière.
En iconographie, il désigne la mise au tombeau du Christ.


Oωη
abréviation écrite sur le nimbe du Christ et qui signifie :" je suis celui qui suis", littéralement : le "étant". Sur les icônes russes, ordre différent : ωΟΝ


Ις Χς
abréviation de IHCOYC XRICTOC (Jésus-Christ).obtenue en ne retenant que la première et la dernière lettres de chacun des 2 mots.


ΜΡ ΟΥ
abréviation désignant la Vierge et signifiant " la Mère de Dieu".